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J'aurais pu intituler cet article  "une américaine à Paris" : c'est le nom du spectacle
que nous avons vu hier, Arlette et moi, au
théâtre du Tambour Royal, près de Belleville.

Tambour
Le tambour, il est dans la salle.

Affiche.jpg
Une soirée agréable en compagnie de 2 jeunes artistes lyriques
que je découvre avec plaisir accompagnés par une pianiste de talent.

 Avouez qu'il est charmant ce petit théâtre !

Devanture du théâtre
L'intérieur n'est pas en reste d'ailleurs. Juste une centaine de places
qui permettent de vivre le spectacle presque comme si l'on était sur scène...

Salle
Côté salle

La pièce est une comédie musicale prenant pour prétexte la rencontre entre
un français et une américaine, tous deux chanteurs lyriques à la recherche d'un contrat.
 
Tous deux sont déçus une fois de plus.
(vous savez, les auditions se terminent souvent par : "On vous écrira...")
Mais au moins leur audition sert à une chose : ils se rencontrent et ils se plaisent.
Mais hélas, elle décroche enfin un contrat... à Broadway !

Cette séparation donne lieu à des solos fort bien interprétés par Elisa Doughty,
la soprano, et Thill Mantero, le baryton. Une jeune pianiste, Fanny Prandi, ancienne élève du Conservatoire national supérieur de Paris, accompagne avec beaucoup de brio
les deux artistes dans des airs de Léonard Bernstein, Cole Porter,
etc...

Bref, de la bonne comédie musicale américaine

Selon le soir, la distribution est différente, mais celle-ci m'a enchantée.
Un très beau spectacle digne d'un jour de Noël.

Allez-y vite avant le 1er janvier !

Les deux acteurs

Nostalgie, nostalgie... !


Quelle riche idée a eue Arlette
de prendre au mois de juin dernier 2 places à 21 euros
(avouez que ce n'est pas cher pour une riche idée !)
pour aller à l'Opéra Garnier
assister à la première de Mireille, l'opéra de Charles Gounod oublié depuis 40 ans
  et remis en scène par le tout nouveau directeur de ce bel édifice, Nicolas Joël.



Quelques petites photos prises à la va-vite :

la poésie lyrique


la danse


et puis c'est l'émerveillement !
Le hall central est superbement décoré
(la rampe du double escalier d'honneur est entièrement recouverte de fleurs)
par un fleuriste de renom je suppose, pour accueillir parisiens et provinciaux.



plus quelques hôtes de marque comme :

les deux ministres de la culture Jack Lang (l'ancien) et Frédéric Mitterand (l'actuel)
Pierre Bergé, l'homme d'affaires, Roselyne Bachelot, la ministre de la santé,
j'en passe et des meilleurs... (difficile de reconnaître tout le monde !)

plus
 
la pétillante Julie Depardieu qui (je l'apprendrai plus tard)
avait hier soir
le privilège de présenter en compagnie d'Alain Duault ce spectacle
retransmis en léger différé sur France 3 à une heure de grande écoute.




C'est ensuite la recherche de la loge (n°23 de côté sans trop)
et des places 3 et 4 : pas devant (où les places valent 172 euros...)
mais juste derrière, l'une derrière l'autre.
La place 3 permet d'avoir une assez bonne vue sur la scène ; en revanche,
la place 4 nécessite d'avoir de bonnes chaussures car si l'on veut voir un tant soit peu
et ne pas se contenter que d'écouter  la musique, il faut rester debout...



A tout seigneur tout honneur : Arlette occupera la place 3 avant l'entr'acte
et me cèdera sa place en deuxième partie. Nous aurons même l'immense culot
de demander au couple placé devant nous si une petite place (légèrement en retrait)
mais tout de même "aux premières loges" ne les dérangerait pas trop...
En bons amateurs de musique, ils ont eu pitié de nous !

Alors, quand on est au premier rang, voilà ce que l'on peut voir :


le plafond de Chagall...


A l'ent'acte, nous avons visité les salons "naturlish" :
il faut en avoir pour son argent !



Philippe aurait même pu venir : il y a une galerie à ciel ouvert qui s'ouvre
sur la place de l'Opéra et qui permet aux fumeurs de s'oxygéner...


L'intrigue est toute simple : Mireille et Vincent sont fous amoureux l'un de l'autre
mais ils ne sont pas du même niveau social : Mireille est la fille d'un riche métayer et Vincent celui d'un simple vannier. Le père de Mireille rejette sa fille tandis que Vincent est blessé par son rival Ourrias, le dompteur de taureaux (l'action se passe à Arles dans le pays de Frédéric Mistral). Mireille, désespérée et fidèle à un serment que les jeunes gens se sont fait, part pour un pélerinage aux Saintes Maries de la mer.
Hélas, elle y meurt d'insolation tout en y retrouvant Vincent
(qui a été soigné par une gentille sorcière nommée Taven).

Marc Minskowski à l'orchestre, des décors naturels hyper réalistes et une très bonne distribution (
j'ai ressenti des frissons tellement la soprano jouant Mireille Inva Mula
(d'origine albanaise, elle vit en France depuis 20 ans )
était émouvante).

Un bon coktail donc pour réussir cette première de la saison musicale parisienne.






Les acteurs sont crédibles.

Ils sont jeunes et beaux et il chantent merveilleusement bien.

Une réussite !

Ce samedi, soirée théâtre à l'Espace Saint-Honoré
(dans le 1er arrondissemnt)




L'espace... c'est un grand mot car dans ce petit théâtre parisien
(parmi les centaines d'autres) il n'y a que 20 places à tout casser !
Jugez par vous-même...


La pièce (ou plutôt les pièces) : La dame aux jambes d'azur (!)
et L'affaire de la rue de Lourcine de Labiche.

Commençons par la première :
Dans les années 1840, une histoire abracadabrante d'acteur un peu prétentieux
qui décide de mettre en scène sa propre pièce. Mais la représentation ne peut avoir lieu car les acteurs ne sont pas prêts... L'acteur (Luc Ducros) nous annonce donc
que nous assisterons à une répétition !

L'intrigue : L'héroïne de la pièce est tombée dans un baquet de bleu de Tyr.
Que faire, compte tenu du fait que son amoureux, le Duc de Ferrare,
n'aime pas le bleu... Mais pourquoi n'aime-t-il pas le bleu me direz-vous ?
Mais parce que sinon il n'y aurait pas de pièce  !

nous dit avec humour Labiche, l'auteur de cette fantaisie loufoque.

Marie Thieulin  et Luc Ducros

Luc Ducros ici avec Marc Josserand

Deux autres acteurs (d'une autre génération mais non moins talentueux)
leur prêtent main forte.

Claude Bataille et François Nervioz

La deuxième pièce est celle pour laquelle nous sommes venus :
L'affaire de la rue de Lourcine. Pas triste non plus...

L'intrigue : Lenglumé, un petit bourgeois parisien, s'est rendu la veille,
en cachette de sa femme, au banquet annuel de l'Institution Labadens.
Il se retrouve le matin dans son lit avec un inconnu...
et ils découvrent tous les deux avec stupeur qu'ils ont peut-être
(sous l'emprise de l'alccol) assassiné une jeune-fille la veille au soir !
en témoignent le journal (de l'an passé) qu'ils lisent et leurs mains charbonneuses...

Un critique parle de la pièce comme d'un mélodrame hilarant et stupéfiant
mêlé de couplets chantés et c'est tout à fait juste : on a bien "rigolé" !



Les dates d'Eugène Labiche : 1815-1888
 
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