Aujourd'hui, promenande sur la Seine avec une croisière organisée
par le Comité département du tourisme de Seine Saint-Denis et
l'association "Mémoire vivante de la Plaine"
à l'occasion du centenaire de la grande crue de 1910.
La "", péniche d'une capacité de 200
places,
nous attend à quai au bord du canal Saint-Denis.
Quatre conférenciers érudits animent la croisière.

Nous quittons le canal Saint-Denis en passant l'écluse de la Briche.
Puis c'est la navigation sur la Seine en direction
de La Défense.
A-t-elle été laissée là pour témoigner du passé...
ou s'agit-il d'un propriétaire irréductible ?
Ca fait penser au Viager !
De temps en temps, je rejoins Philippe, bien installé à l'intérieur
du bateau, histoire de me réchauffer un
peu
car la navigation favorise un petit vent frisquet qui vous
glace...
Face à l'île de la Jatte à Neuilly,
on peut apercevoir en cette saison un petit temple grec.

Et voici la traversée de la deuxième écluse,
celle de Suresnes.


C'est là que nous avons pu admirer quelques belle
embarcations...



Plus moderne mais sûrement tout aussi confortable...
On s'achemine tout doucement vers Saint-Cloud et l'on peut admirer au passage
l'escalier monumental du Parc ainsi que la
manufacture royale de Sèvres.


Tiens, des rameurs courageux ! Brr...

Puis c'est le passage à Boulogne-Billancourt devant l'île Seguin ex bastion
des Usines Renault dont le chantier est laissé en friche depuis 2005 après l'abandon
du projet de François Pinault de réaménagement en centre
d'Art contemporain.
Trop de retard dans les travaux : il s'est replié sur Venise et le Palazzo
Grassi...
Ah, ces lourdeurs administratives, une vraie plaie !
Exit le projet suivant d'un pôle culturel et scientifique : la recherche ne rapporte pas
de taxe professionnelle... C'est finalement le projet de l'architecte Jean Nouvel
qui a été retenu en juillet 2009 : une "île artistique" regroupant salles de concerts, lieux d'art contemporain et de
cinéma, résidences hôtelières pour artistes, autour d'un "jardin extraordinaire" de 4 hectares devrait donc voir le jour à partir de l'automne 2012.
(fin du chantier prévu en 2014-2015)
Nous continuons la navigation en direction du Pont Mirabeau
et de la Statue de la Liberté, la petite soeur de celle de Bartholdi.


Passage du Pont Mirabeau et arrivée devant le front de Seine


Allez, je vous fais grâce des nombreux clichés que j'ai pris de la "dame de fer"...
mais pas de celle du Zouave du Pont de l'Alma, témoin impartial des crues de la Seine depuis la construction du premier
pont par Napoléon en 1856.

Au passage, on remarque que le niveau de l'eau ce jour n'atteint même pas le haut de la pile du pont alors que lors de la crue de 1910, l'eau est montée jusqu'aux épaules du zouave rendant la
Seine complètement innavigable...
Passé le Pont Alexandre III, la verrière du Petit Palais.


Nous arrivons dans les beaux quartiers : admirez les façades classiques.
On dirait bien que ça sent l'écurie...

Ca tombe bien, on y est !
La "Guêpe Buissonnière" arrive en effet au pied de l'Hôtel de ville,
face à l'île de la Cité, 3 heures après notre départ...

Direction la Bibliothèque historique de la ville de Paris
(qui se trouve dans le quartier du Marais, tout proche)
où se tient en ce moment une exposition sur la grande crue de 1910.
Pas mal l'organisation de la journée !
A 1h30 de train de Paris, Amiens est
une ville qui a beaucoup souffert des bombardements. C'est l'architecte du Havre, Auguste Perret, qui a conçu cette tour
en béton armé de 30 étages, le plus grand gratte-ciel d'Europe dans les années 50.

Vue sur la tour depuis notre Hôtel, le Spatial.
A deux minutes à pied, la cathédrale gothique (13ème siècle)
une autre époque...
Durée de construction : 62 ans
Durée de construction de la tour Perret : 2 ans
Côté rendement, y a pas photo !
Le portail central éclairé en fin d'après-midi
Détail

l'ange du portail de Saint-Firmin
Quelques "culs" de colonnes
la cathédrale côté portail de la vierge dorée
la nef côté ouest

la chaire baroque
Un dernier coup d'oeil, en fin de journée, avant le spectacle du soir.
Eh oui : au moyen-âge, on aimait la couleur.


Vous en avez un peu assez, je pense, des vieilles pierres... (moi, jamais)
Alors, allons au marché de Noël. Il se tient dans une des rues de la ville
qui conduit à l'Hôtel de ville, lequel, a revêtu également ses habits de lumière.
Tiens... quelqu'un que je connais !

Avouez que vous aviez cru en être quitte avec cette merveille...
(je en parle pas de ma soeur mais de la cathédrale of course !)
Eh bien non ! La revoilà au détour d'une rue.

Le marché, ce sont les santons de
Provence , Noël oblige.

le stand sur la Waide, cette plante originaire de la région, que l'on séchait,
broyait et pétrissait en galettes et qui servait à teindre les tissus au moyen-âge
dans ce joli bleu, appelé depuis le bleu d'Amiens ou or bleu de Picardie.
On dit que la richesse des négociants picards était telle qu'elle permit
l'édification de la cathédrale la plus vaste du monde dans un temps record...

Il y a aussi sur le marché un petit chalet tenu par un monsieur fort sympathique, marionnettiste de son état. La ville possède en effet un théâtre de
marionnettes
à tringles et à fils renommé dans toute la
Picardie proposant
des "pestacles" comme disent si bien les enfants ! (s'adressant aussi aux adultes)


Et puis, il y un chalet extraordinaire pour les maîtresses de maison
qui veulent un peu épater leurs invités... Je parle de celui de Décofruit.
Allez y jeter un oeil, vous verrez comme cela donne envie de se mettre à table !

Comme dans tous les marchés de Noël actuels,
il y avait aussi d'adorables stands pour les enfants (ici, les anges musiciens)
et des manèges sympas comme ces petits pingouins glisseurs !

Bref, un beau marché de Noël "en somme" (et aussi
en Picardie...)
Oh la la, elle est bien bonne celle-là, j'en rigole toute seule en l'écrivant !
Autre jour, autre visite : celle de la maison de Jules Verne.
L'écrivain a en effet
passé de longues années à Amiens, ville natale de sa femme et il s'y est d'ailleurs éteint.
Il est enterré au cimetière de la Madeleine au nord de la ville. La maison est située
sur le boulevard périphérique qui cerne le centre d'Amiens, face à une étendue verte.

la cour intérieure de la maison avec en angle la véranda et la tour.

la fresque murale à l'opposé

En haut de l'escalier en colimaçon qui mène au premier étage,
la cabine de bateau de l'écrivain amoureux de la mer.

Dans la bibliothèque, une reproduction au sol de la carte dessinée
par Jules Verne lui-même pour l'écriture de son livre "20000 lieues sous les mers",

l'affiche du film en langue espagnole

La maison de Jules Verne est située dans un quartier bourgeois. L'écrivain jouissait
d'une forte renommée et l'argent ne lui faisait pas défaut. Mais il y a aussi dans Amiens des quartiers plus populaires, du moins anciennement, comme le quartier
Saint Leu
qui regroupe actuellement sur le quai de la Somme les restaurants destinés à attirer
les touristes... dont nous sommes ce jour-là.

On y voit aussi des rues aux maisons colorées à pans de bois.

ainsi que des rues baignées par des canaux. Une petite Venise ?
Non il ne faut pas exagérer mais une ville qui vaut le déplacement.