et les marées, sur l'île on en connaît l'utilité,
avec la production de sel dans les marais salants
Allez, je vous emmène visiter l'écomusée du marais salant
qui se trouve à Loix justement.
Le seul vélo de l'île avec une cagette en bois comme porte bagages,
c'est celui de Philippe : on est menuisier ou on ne l'est pas !
Une très bonne visite guidée nous attend avec tout d'abord
une maquette du site que nous visiterons après.
Très utile pour comprendre la
maquette !
Pas moins de 4 étapes de décantation du sel
dans les différents bassins avant de pouvoir enfin récolter l'or blanc.
L'évolution du métier de saunier sur l'île de Ré...
Il faut dire que c'est un métier dur car le travail sur les marais
salants
se fait toute l'année même si la récolte du sel ne se passe que de Juin à
Septembre.
De plus, la récolte est intimement liée à la météo : ainsi en 2003 la récolte a été
telle
que les sauniers ont dû recourir au stockage du sel sous des bâches en
plastique.
Par contre, l'an dernier l'été a été tellement pourri
qu'il n'y a pratiquement pas eu de récolte...
Ah, ces fonctionnaires, ils ne connaissent pas
leur bonheur !
Mais on ne va pas s'étendre sur un sujet qui fâche...
Allons plutôt visiter le marais in
situ.
Voici le premier bassin de récolte de l'eau de
mer : c'est le vasais.
Il communique directement avec la mer et est
rempli 2 fois par mois
lors des grandes marées en franchissant une
digue
préalablement aménagée par le saunier (la mer
est au fond surla photo).
la petite avancée de bois, c'est pour permettre l'accès au BOUCHON
qui retient l'eau prisonnière du vasais.
Quand il le désire, le saunier retire le bouchon (c'est aussi simple que cela)
pour libérer l'eau de mer dans la métière.
Celle-ci va alors cheminer au travers d'un véritable labyrinthe (2 kilomètres)
avant d'arriver aux tables courantes. Puis c'est la dernière étape
avec le passage de l'eau chargée en sel dans les champs de marais
où le sel est suffisament concentré pour y être récolté.
Bien sûr, il faut nettoyer tout ça régulièrement.
Mais le nettoyage est parfois fructueux : il permet de récolter par
exemple
la salicorne, plante qui pousse dans les terrains salés et
qui assaisonne agréablement une viande froide ou une
salade.
Certains la mangent même avec une raclette, des huitres ou de la langue sauce
madère.
les tables courantes au premier plan
et tout au fond les champs de marais où se passe la récolte du sel.
Près du marais nichent de très nombreux oiseaux
migrateurs.
Pas facile de les photographier...
Voici des tadornes (plus original comme nom que les canards non ?)
et voici une échasse blanche : contrairement à son nom,
elle a les ailes noires et les pattes rouges !
Ouf ! la leçon est finie...
J'espère que je vais avoir une bonne note Madame
l'Inspectrice ?
Mais
laissons l'école de côté puisque ce sont les vacances
et
retournons à nos pédales !
Celles-ci
nous ont aussi emmenés à Sainte Marie,
petite
commune entre terre et mer située non loin du pont.
Comme dirait Philippe "il n'y a pas de quoi casser trois pattes à une tadorne"
!
mais tout de même beaucoup de charme je trouve.
Au fond derrière les vignes, le clocher de
l'église
(je précise car ce n'est pas évident...)
Ah...le voilà ce beau clocher flamboyant !
Comme dans beaucoup d'églises de l'île une maquette de bateau
pend au plafond, pour veiller sur les marins.
On trouve ce genre de petite remorque dans toute l'île.
En principe c'est réservé aux enfants qui dorment dedans,
allègrement bersés par les secousses dues aux nids de poule...
mais parfois on y voit des chiens !
Autre jour, autre ballade : cette fois-ci nous nous
dirigeons
vers l'ouest de l'île pour aller visiter La Couarde sur mer.
Il a plu cette nuit si mes
souvenirs sont bons...
Les jeunes pieds de vignes sont protégés des éventuels prédateurs
par des filets en plastique bleu très caractéristiques.
On voit aussi parfois des plantations de poteaux...
ah, ces rhétais, toujours prompt à la plaisanterie (quelquefois que ça pousse !)
La Couarde, c'est un beau petit
village à vocation essentiellement touristique.
Au centre, l'église bien sûr
comme toujours.
le kiosque à musique est le seul subsistant sur l'île
et c'est l'été qu'il prend tout son sens.
les ruelles commerçantes gravitent autour, attirant le chaland
Cherchez l'erreur....
Au fait, La Couarde, c'est au bord de la mer !
Pourquoi ne pas terminer cette petite visite par la "capitale" ?
J'ai nommé Saint-Martin de Ré, à deux coups de pédale du
camping.
La bourgade de Saint-Martin est cernée de tous côtés par les remparts
construits sous Louis XIV par Vauban pour défendre l'île des anglais.
On rentre dans la ville par deux portes
similaires,
soit la porte des Campani soit la porte de
Toiras.
Il n'est pas rare d'y voir paître les fameux ânes à poils longs
typiques de l'île et qui portaient autrefois des culottes pour éviter
à leur monture de tomber suite à une ruade provoquée
par les moustiques qui peuplaient les marais.
En été, ceux-ci sont culottés en l'honneur des touristes
mais en avril, ils se découvrent d'un fil !
Après avoir longé la mer et fait quelques photos
en compagnie de mes cousins de Rouen Evelyne et André,
tiens : revoilà Philippe et son éternelle caissette de bois !
nous avons rejoint le port.
Comme vous le voyez, beaucoup de bateaux de plaisance.
La voile c'est le truc des réthais et cela fait joli sur les photos...
Un petit tour vers l'église
(il faudra dire au jardinier municipal de faire son travail !)
pour admirer une statue de Saint Martin je suppose
et pour monter en haut du clocher afin d'admirer la vue sur la
ville.
Rendez-vous l'an prochain à la même époque
pour d'autres aventures de "Claire au pays des merveilles"